Colifichets et mode

Blancs, bruns, roux, blonds so what ?

Extrait de  » Voyage en Ménopausamie, chroniques de la cinquantaine débridée  » que vous pouvez pré-commander en m’envoyant un petit mail via le lien sur le blog …

Je croise, dans la rue, il y a peu, une connaissance, perdue de vue depuis quelques mois, et de fait je ne l’ai pas reconnue A PRIORI. Il a fallu qu’elle me bondisse dessus en quelque sorte et là j’ai eu PEUR. Je m’explique : elle qui avait, jusqu’ici, une longue chevelure brune, teinte donc, très noire en fait, avait pris le parti d’arrêter ces teintures à répétition et de laisser le champ libre à une repousse complètement grise. Au final, elle se présentait à moi, dans cette rue habituellement calme de ma province, avec la moitié des cheveux, le bas, strictement noir, et le haut strictement gris.

Il m’est venu alors l’image de CRUELLA D’ENFER, dans les 101 Dalmatiens, et une totale impossibilité d’écouter ce qu’elle me disait, d’être dans un échange, tant j’avais en tête  » Cruella, sors de cette tête illico ! « .

Nous nous sommes ainsi quittées.
Bien sûr que à un moment, il faut choisir : les cheveux blancs ou les teintures, mais pour autant un choix en quelque sorte radical, et surtout qui oblige à une période si longue d’attente que la repousse soit d’une longueur convenable pour que les ciseaux puissent faire leur oeuvre, m’a semblé infiniment courageux. (Au mieux)
Ma mère, qui est une dame, on va dire d’un certain âge, me répète souvent que dans quelques années, peut être, elle arrêtera les teintures, quand elle RENONCERA. Pour elle, ne plus se teindre les cheveux revient donc à un abandon de l’idée de séduction, à une sorte de lâcher-prise devant l’âge auquel, de toute évidence, à 80 ans, elle n’est pas prête encore.
Et pourtant, certaines peuvent avoir une magnifique crinière blanche ou grise et ça peut être très beau, très chic, pour peu qu’il y ait un look avec, qu’on ne ressente pas cela comme un renoncement mais comme un choix assumé et finalement en harmonie avec le teint, les vêtements, la couleur des yeux. Je dis ça, mais je vous le laisse, c’est pas mon truc la crinière blanche.
Autant je n’aime pas du tout, chez les hommes, ces teintures tant il est vrai que les cheveux gris leur vont bien et c’est clair qu’il y a là une forme d’injustice majeure, de non -égalité devant l’âge que des années de féminisme n’ont pas réussi à annihiler.

Le  » poivre et sel « , l’assaisonnement quoi, est un atout de séduction majeur, je vous le dis, Messieurs. En revanche, les teintures sur vous c’est moche ; il faut être un peu catégorique parfois !
On vit dans une société où l’image est fondamentale, on peut le déplorer, il n’empêche que c’est ainsi ; et la plus petite racine chez nous, les femmes, est déjà vue d’un oeil circonspect, comme une négligence, un manque de soin. Si j’ai fait, pour ma part, le choix d’éradiquer systématiquement les cheveux blancs, c’est pour me conformer à l’image que j’ai de moi, profondément.

Et puis j’adore aller chez le coiffeur !

10 commentaires

  • Eleonore

    Tout à fait d’accord, les teintures pour les hommes c’est Affreux !!! Merci pour cet extrait de votre livre, je vais le commander également 🙂

    • Elisabeth

      Coucou Dominique ! J’imagine ta surprise de te retrouver devant un avatar de Cruela ! J’ai bien ri ! Un tel bicolore fait un drôle d’effet. C’est ce dont je ne voulais absolument pas quand j’ai décidé d’arrêter les colorations. On peut attendre la repousse, certes, et faire concurrence à Mathusalem, et se recouvrir de poussière, le temps que la nature reprenne ses droits. Ou alors opter pour ce que la technique des temps modernes permet actuellement en matière de coloration, et arriver à une crinière monochrome sans dégâts. La déco avec des protecteurs de ponts de la fibre capillaire, faite par un bon professionnel, en une ou deux fois. Ou des mèches blanches/blondes avec un effet estompé aux racines, suivies d’une patine. Le noir est problématique car le pigment est coincé dans le cheveu et refuse d’en sortir ! Il faut y aller par étapes. Laisser faire le temps et attendre la repousse, c’est se transformer en bichoco ! Dans tous les cas, c’est une question de choix personnel, et il faut se sentir prête à sauter ce grand pas. Je ne pensais pas le faire avant mes 90 ans ! Je ne me voyais certes pas toute blanche. Et puis le déclic s’est produit. Ça peut ne pas plaire, c’est sûr. Pour l’instant, ça me convient. Et si j’en ai assez, rien de plus simple que de refaire une couleur. Mais quelle liberté de ne plus surveiller la retouche racines !! Ta couleur te va très bien. Bise 😘 PS: j’en ai mis une tartine, en com, dis-donc !

      • Dominique

        Oui tout est affaire de choix personnel … et tout te va Elisabeth..merci pour ce commentaire précis … bises

  • Sophie

    En effet, la période de repousse est loin d’être fun. Je m’en suis rendue compte autour de moi après que cette journaliste ( ex journaliste de Elle) ait pondu tout un bouquin où elle racontait son changement de couleur et fait ainsi des émules. C’était franchement pas terrible. Tout comme le résultat chez certaines. Il y en a à qui ça va c’est vrai, mais il faut un beau cheveu, lisse, une coupe structurée sinon ça fait vite  » laisser aller « ….

  • Marine

    Vous avez pleinement raison Dominique, je pense que laisser ses cheveux blancs ou gris d’accord mais à condition d’avoir le look qui va avec, c’est à dire justement un look. Pour ma part j’ai fait le choix comme vous de faire des couleurs, ma couleur naturelle en fait. Il sera toujours temps en effet de les laisser gris. Il faut avoir aussi le teint qui va avec, ça peut vite faire pâlotte ou inversement pour moi qui suis mate de peau un contraste pas très glamour. Vive le blog Les billets de madame , je commande votre livre immédiatement. Bon we !

    • Dominique

      Oui toujours temps en effet. Et puis il existe aujourd’hui des teintures beaucoup moins chimiques qu’autrefois. Voire naturelles. Pensons à notre environnement et notre santé ! merci pour la pré commande du livre ! bon we également !

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