De moi à vous

Et après les baisers, les ruptures …

Mais pourquoi les ruptures nous rendent si cons ?

L’été est la saison des amours, on l’a vu, le voit, l’a vêcu, le vivons, le vivrons etc…

Et pourtant qui dit une chose peut affirmer son contraire . Qui ne connait des couples qui, partant en vacances ensemble, en « profitent » pour se déchirer, se disputer et finalement se séparer ?

Et en général on devient alors très cons.

Bien sûr, j’entends déjà certains, qui ici, me diront que tout peut se faire « en bonne intelligence », je connais moi aussi des couples qui se dé-tissent dans le respect.

Pour ma part,  j’ai eu beaucoup de chance, je n’ai connu, avec les hommes que j’ai aimés d’amour, que des ruptures « intelligentes »

Mais ce à quoi on assiste le plus souvent c’est à une onde qui nous fracasse. Les capacités de raisonnement s’éparpillent, se brisent comme les assiettes du foyer qui n’existe plus. On s’embrouille, on se brouille, on travestit, on se doit d’avoir raison pour que l’autre s’étouffe dans ses torts. Et surtout, on se fige dans une inélégance insensée

Faisant état des comptabilités les plus fourbes, des plans les plus tortueux. On écrit des textos incendiaires, on planque des affaires, on touche aux points les plus délicats, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien dans le champ de bataille, que des ruines.

 On devient viscéralement « mesquin ». Le terme mesquinerie est issu de l’italien « meschino », qui lui-même renvoie à l’arabe signifiant « pauvre ». Voilà sans doute la plus parlante des descriptions, on se rend « pauvres » au lieu d’être « riches » de l’expérience vécue. Je n’ai aucune sagesse à offrir, et encore moins la prétention d’une solution, mais j’aime ce questionnement :

        Pourquoi nous rendons-nous mutuellement si pauvres ?

        Pourquoi vidons-nous nos réserves de souvenirs et d’énergie ?

         Que recherchons-nous dans ce geste ?

         À effacer ?

        À assurer le non-retour ?

À nous d’écrire nos réponses pour peut-être faire de la mesquinerie le terreau de nos noblesses à venir.

Dominique Mallié

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