De moi à vous

La liste de mes envies

S’il est une tradition à laquelle je succombe chaque année, c’est d’établir la liste de mes envies, une liste de promesses, de possibles, une liste de ce qui me porte quand ça tangue. Certains appelleront ça des résolutions, d’autres des objectifs, mais comme ce sont des mots très connotés “résultats” (et que personne ne tient ses résolutions), je leur préfère le mot “envies”. Il y en a des ambitieuses, des rigolotes, des faciles à réaliser. Il y a des challenges personnels, des envies futiles, des importantes qui font semblant de ne pas l’être, et des anodines qui se la pètent. Il y en a que je ne réaliserai jamais et d’autres que je renouvellerai dix fois dans l’année. Peu importe en vérité, il n’y a aucune pression, parce que ce que j’aime c’est leur variété. Et les rayer, au fur et à mesure (il y en a déjà qui le sont, rayées, d’autres qui vont se réaliser parce que tout est là, d’autres plus aléatoires)

Je vous montre ?

Faire des balades dans la garrigue l’hiver, aller en Toscane ou à Lyon, déménager mais avant trouver où m’installer, en discuter longuement, peser le pour et le contre pour que tout le monde soit heureux, adopter un chat qui ne voudrait jamais sortir même quand on laisse les portes ouvertes, aller au cinéma une fois par semaine, rattraper mon retard en lecture sans acheter de nouveaux livres, regarder le soleil se lever sur la mer et se coucher sur l’océan, marcher le nez au vent, se moquer qu’il pleuve ou non, faire un road-trip en camping-car ou même en voiture, écrire des cartes postales même quand je ne suis pas en vacances, pique-niquer sur la plage, faire des rimes et me prendre pour un poète, être moins présente sur les réseaux sociaux, faire une nuit blanche, boire du champagne en Toscane, prendre un bain de minuit, oser parler avec d’autres auteurs (dans la vraie vie et ça va se faire), louer une grande maison avec mes enfants, leurs compagnes, ma petite fille, mon amoureux, ses enfants, leurs compagnes, ma mère (donc une très grande maison) pour une semaine, balancer des cœurs par écran interposé, flâner dans une librairie, danser pieds nus, chanter sous la douche, rire aux éclats, improviser un we, couper mes cheveux, rire souvent, pleurer parfois, marcher en se tenant la main, aller à un concert, allumer des bougies, découvrir des séries, ouvrir les fenêtres en grand, regarder les enfants grandir jusqu’à vieillir, me rouler dans l’herbe, ou dans le sable, ou sur le canapé, boire du thé à gogo sans tomber malade, boire du thé en me roulant sur le canapé sera difficile mais au diable la difficulté, organiser des ateliers d’écriture et participer à des ateliers d’écriture ( ce n’est pas la même chose), s’embrasser longuement, voir mes amis le plus souvent possible, se moquer des autres un petit peu, accepter qu’ils le fassent eux aussi, prendre le métro, prendre n’importe quel train à la gare juste parce qu’il y a un 3 et un 8 dans son numéro, écrire des mots d’amour, se lever tous les matins en se disant que c’est possiblement la dernière journée, ne pas m’énerver avec ma mère, faire de mon chien Loulou un chien hyper bien éduqué grâce à quelques cours (au tarif exorbitant), être patiente, laisser tomber les textos au profit des appels, ne pas regarder derrière, me remettre à peindre comme il y a fort longtemps, être aimable et joyeuse tout le temps et ne pas oublier surtout de l’être, dormir plus souvent à l’hôtel et prendre des mégas petits déjeuners, aller en Bretagne le plus souvent possible, en avion, changer ma garde robe pour du classique avec une petite touche de fantaisie tout de même, faire du bénévolat pour être utile aux autres, me mettre sérieusement à la natation au moins une fois par semaine…. dire que j’aime quand j’aime, dire tu me manques quand tu me manques, dire que c’est bien quand c’est bien, dire tout ce que je ressens de beau, bien, fort.

Le sel de la vie

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