Colifichets et mode

Le blanc peut-il nous sauver de quelque chose ?

J’ai toujours eu énormément de respect pour les gens qui peuvent vivre habillés de blanc sans se soucier jamais d’une tâche ou même de s’asseoir au mauvais endroit.


Hier encore, j’ai dû mettre mon pull col roulé blanc dans le sens inverse pour dissimuler la tâche laissée par un jaune d’œuf (pas douée, mais pleine de ressources). Alors le blanc en tenue intégrale ? Wow.


La tante de l’écrivain Charles Dantzig disait: « À moins d’être proxénète ou acteur à Hollywood, c’est-à-dire employé de proxénète, jamais de blanc ! » ( la tante de Charles Dantzig, je ne la connais pas, mais son neveu, je l’aime bien)


D’aussi loin que je me souvienne, Eddie Barclay, toujours habillé de blanc, passait sa vie au bord d’une piscine ou d’une plage de St Tropez, entouré de célébrités et de belles filles. Imaginez-vous, Saint-Tropez au mois d’août. Plein soleil. Pas une tâche de sudation. Un cocktail dans les mains pendant que vous parlez avec Jack Nicholson.


C’est ça le blanc : une promesse, un rêve d’immaculé, la pureté, le luxe, la jet-set. Une forme de décadence assumée.


Bref. On rêve.


Et rêver par les temps qui courent c’est à peu près le seul truc qu’on peut faire passé 18H.


Associer vêtements blancs et noirs c’est (presque) toujours l’assurance de ne pas faire de mariage malheureux. La pureté du blanc et la classe du noir se complètent avec bonheur, en des mélanges géométriques ou en petites touches de chaque, pour une apparence soignée et naturellement élégante. Karl Lagerfeld himself misait sur les contrastes noir/blanc dans les défilés Chanel, alors pourquoi pas nous même si on n’a pas les moyens d’investir dans la haute couture.


On rêve et on adapte et on fait gaffe à ne pas se tâcher.

Sac Maison Victoria

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