De moi à vous

Régal des papilles et des yeux à l’étang de Thau

Marée haute, marée basse, marée haute, marée….

Depuis qu’un de mes fils habite Sète, j’y ai, en quelque sorte, une résidence secondaire. J’en reviens en ce vendredi de début mars et je commence à me sentir comme un poisson dans l’eau dans cette région que je ne connaissais pas.

Aussi, je découvre, je regarde, j’apprends, je goûte, je savoure. Et il y a fort à faire car l’endroit est riche. Riche de paysages magnifiques, riches de spécialités qui ne le sont pas moins.

Sète est un port de pêche renommé et un lieu où se pratiquent des cultures aux noms poétiques comme mytiliculture, ostréiculture, conchyliculture, aquaculture. L’aquaculture étant le terme d’ensemble (générique si on veut). Pour les autres je vous laisse faire les recherches qui vont bien.

Je découvre aujourd’hui l’étang de Thau. le plus grand plan d’eau de la région. Il s’étend sur 7500 hectares. Profond de 5 mètres en moyenne mais atteignant parfois 32 mètres.

Le site est absolument exceptionnel. L’étang de Thau est séparé de la méditerranée seulement par un mince mur de sable. Il abrite une faune et une flore unique. On retrouve des oursins, des palourdes, de la dorade ou encore des hippocampes. Cette petite mer intérieure est un vrai joyau de la nature.

Et je découvre plus particulièrement cette ruse des ostréiculteurs de la région qui ont trouvé moyen de recréer les marées qu’on connait pour l’Océan en adoptant une technique particulière:

Après le traditionnel procédé de collage au ciment sur les cordes des jeunes huitres qui proviennent de la côte atlantique, on immerge les huitres dans le bassin.

Pour recréer le mouvement des marées on utilise des panneaux solaires associés à une batterie qui distribue l’énergie à de petits moteurs qui font tourner les perches et sortir les huitres de l’eau. Rotation qui permet d’exposer les huitres au vent et au soleil, comme à marée basse. L’huitre force alors sur son muscle adducteur pour rester hermétique et surtout ne pas perdre son eau avant d’être de nouveau immergée comme à marée haute.

De fait l’huitre est beaucoup plus charnue et doit à ce procédé son goût de noisette qui fait la renommée de l’étang de Thau.

Tout est intéressant pour peu qu’on s’y intéresse:)

(Déjeuner au Saint Barth Tarbouriech, un ponton interminable entre ciel et eau, une cabane de Robinson où les propriétaires ont posé une terrasse, l’endroit idéal pour déguster moules et huitres face à l’étang de Thau)

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