De moi à vous,  Un peu de moi

Tu es belle…

Je remarque qu’il est difficile de faire des compliments tout autant que d’en recevoir.

Entre gêne et perplexité, sentiment d’une intrusion, d’un ton trop cavalier, vague ressenti d’une manipulation sous-jacente, interrogation quant à la sincérité, flatterie, belle parole qui n’aurait pas de véritable contenu, le compliment, pris comme un élan d’attention à l’autre, a la vie dure.

Qu’attend-il de moi celui ou celle qui me complimente ? Comment va-t’il (elle) recevoir ce compliment que j’ai là, au bout de la langue ?

On le pense mais trop souvent on le tait. Evidemment qu’il y a des compliments pervers, sirupeux, faux, maladroits.

Mais n’oublions pas pour autant ceux qui jaillissent du plus profond de nos cœurs et apprenons à les accepter et les mériter.

Si au lieu de nous balancer nos critiques aux visages, nos petits sous-entendus destinés à piquer là où on devine que ça peut faire mal, nos vieilles rancœurs, nos reproches amalgamés, on savait se signifier notre amour et notre amitié avec autant d’intensité ? Si on faisait tinter ces paroles, si on s’éclaboussait de délicatesse, d’attention ? Si on arrêtait de jalouser, de redouter, de se fermer pour se célébrer ? Si on se risquait à exprimer et à recevoir ?

C’est sans doute naïf, facile, simpliste, mais honnêtement ces derniers jours, c’est vers cela que va mon esprit et mon cœur

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