Un peu de moi

Un été en pente douce

Il plane sur cet été 2020 quelque chose d’un peu triste, de désabusé mais aussi une forme de vitalité sporadique, de volontés d’enivrements, de bouffées d’ivresse.


Entre ces vents contraires, je navigue comme vous peut être. A vue…


Quand j’imaginais ma vie dans dix ans, il y a dix ans, je ne la voyais pas ainsi. Je la voyais près d’un homme, mariée peut être, dans une jolie maison avec nos enfants qui viendraient nous rendre visite, nos petits enfants et dans un joyeux brouhaha de vacances familiales, de petites disputes, de discussions enflammées, de rires, de partages .


Je me voyais dans une vie de couple apaisée et sereine, pas nunuche, non, mais dans des passions communes, des concessions dont on aurait ri, des passions qui concerneraient chacun de nous, qu’on aurait pas forcément envie de partager, des folies à deux, des projets, de la vie en bref. Une forme de vie à deux retrouvée, différente de ce que j’avais connu, les enfants devenus grands, l’âge venant.


Et puis non, je me retrouve seule, dans l’impossibilité de reconstruire quelque chose avec un homme, dans des histoires abracadabrantes qui me font plus de mal qu’autre chose.


J’en suis peu à peu arrivée à me dire que cette vie seule, avec mes enfants qui passent, mes parents qui vieillissent pas toujours bien, dans une fragilité qui est la leur désormais, sera et non plus « serait » la mienne.


Tout ce que je construis, les déménagements que j’envisage, les écrits auxquels j’essaye de me tenir, les vacances dans une période stressante, tout cela je l’envisage seule.


J’avais coutume de dire que vieillir seule n’était pas une hypothèse envisageable, je vois bien aujourd’hui que si.


Pour autant, se lamenter ne sert à rien. Certainement que ce que nous vivons, cette pandémie, créé un climat anxiogène qui vient s’ajouter à ce que déjà je vis mal, pour l’heure, par ailleurs.


Ce n’est pas souvent que je parle de moi dans ce blog. Ou si je le fais, c’est toujours avec légereté. Gageons que tout ça est en fait une parenthèse et qu’elle se refermera vers une acceptation, car au final, ce qui est douloureux, c’est le refus de l’acceptation. La contrainte de l’acceptation.


 » Il faut faire avec  » dirait ma mère avec son solide bon sens. Oui, là, en l’occurrence, il faut surtout  » faire sans « .

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