De moi à vous

Voyage en Ménopausamie de nouveau à la vente !

Bonjour à toutes ( et tous) j’ai refait faire une édition de mon livre Voyage en Ménopausamie. Je vous en avais déjà parlé et certains l’ont précommandé. Je suis par ailleurs sélectionnée pour cet ouvrage pour un prix ( pas le Goncourt 🙂 ) .

Si vous souhaitez le pré-commander, merci de m’envoyer un mail via le blog, dans la partie qui vous est dévolue pour me joindre, avec votre adresse postale, ou de le commander via PAYPAL paypal.me/DOMINIQUE84706 en faisant un virement de votre compte paypal au mien, en laissant votre nom et votre adresse postale dans la partie  » Message  » de Paypal.

Le prix est de 15 euros, plus 3 euros de frais de port.

Je vous offre ci-dessous un petit extrait. Merci à vous pour vos commandes, merci à ceux qui déjà l’ont commandé.

Les expressions qui n’existent plus

Il y avait un temps où la langue était pleine d’images, aujourd’hui force est de constater qu’elles ont disparu, hélas… Alors rappelons nous ces jours où on se disait qu’il fallait tout recommencer à zéro, savoir passer l’éponge et mettre les bouchées doubles si besoin était.
On était fières alors d’avoir cloué le bec à un blanc-bec qui ramenait un peu trop sa fraise voire même à lui river le clou. On s’amusait dans les discussions à mettre son grain de sel un peu partout et puis on filait à l’anglaise ou on disparaissait sans tambour ni trompette. On avait le béguin pour un ado qui sifflait son verre sans broncher et on riait devant lui à gorge déployée pour se le mettre dans la poche. On aurait décroché la lune pour lui … Si une copine vendait la mèche, à force de ronger son frein, on se faisait enguirlander et là il s’agissait de prendre vite fait la poudre d’escampette et de se racheter une conduite pour redorer son blason.
L’été, on filait, par monts et par vaux vers la mer, à tombeau ouvert, pour s’alanguir sur les plages, les doigts de pieds en éventail.
Les fins de mois d’étudiantes étaient rudes parfois, on les arrondissait en faisant de petits boulots. On tirait le diable par la queue, il fallait se serrer la ceinture mais on donnait le change pour sauver les apparences et on lorgnait sur ceux qui avaient décroché la timbale, pour se ragaillardir.
On lisait Sagan qui défrayait la chronique en brûlant la chandelle par les deux bouts, on s’ébaubissait de la voir cul et chemise avec le Tout- Paris alors que nous on restait des culs terreux de province.
Les réunions de famille nous faisaient bâiller aux corneilles; on s’était mises sur notre trente et un pour des vieux qui n’en valaient pas la chandelle. On se la jouait il faut dire : on était étudiantes à la fac. On se la pétait quoi!
On n’avait pas encore de plomb dans la cervelle, on rêvait de déplacer les montagnes en se la coulant douce, et ça ne nous paraissait pas du tout incompatible…

Dominique Mallié

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